Chronique publiée le 09 Décembre 2005
Par Thibaud Vuille
Glacial, brut, " dansant ", sombre, dense, autant de qualificatifs sont nécessaires et non exhaustifs pour qualifier le nouveau souffle qu’apporte Aes Dana avec ce second album. Formé sous l’initiative de trois jeunes femmes, le sextet nous offre un savant florilège de saveurs et de couleurs musicales riches et surtout très originales. Premier fait marquant avec Formors, les textes sont tous écrits dans la langue de Molière (chose peu commune en matière de black métal) et se fondent à merveille dans un univers chaotique porté par de nouvelles sonorités, empruntées à un terroir Celte gorgé d’histoire. L’ensemble en ressort sublimé par un charme original, emprunt d’un ésotérisme des plus sombres et d’un folklore sautillant en demi-teinte. Constituant donc la deuxième surprise de taille à l’écoute de " Formors ", des instruments traditionnels (flûtes et bombardes) viennent se frotter à une base rythmique typiquement black métal. Aes dana entretient donc un choc culturel certes atypique, mais semblant tellement naturel par son inventivité et sa parfaite exécution. Tout ceci ne laisse présager que du bon pour ces farfadets qui n’auront aucun mal à séduire les adeptes du genre, mais aussi les aficionados d’un métal bien moins extrême. N’hésitez pas à faire le détour !
* Publié avec l'aimable autorisation de
Nouvelle Vague