Chronique publiée le 29 Mars 2007
Qui a dit que le rock n’existait plus ? D’accord, rares sont les groupes du genre encore diffusés sur MTV et les radios d’envergure, si ce n’est les grosses machines comme U2, Muse, Green Day ou autres Red hot chili Peppers. Toujours est-il que, derrière la culture de masse, des milliers de groupes grouillent sur les scènes underground, drainant un public non négligeable. Parmi ces groupes rock dans l’ombre, on retrouve entre autres Justice, formation belge (d’Anvers) aux accents punk-hardcore. Punk-hardcore ? Oui, tout simplement un mélange entre punk et hardcore, parfois raccourci en punkcore. Des guitares en distortion, des solos en pagaille, une voix cassée comme il faut et des textes souvent engagés font la recette de ce style né à la fin des années 70 aux Etats-Unis. Bref, du rock lourd comme certains on l’habitude de dire, qui rime aussi avec les stéréotypes « jeans serrant, cheveux courts et attitude nonchalante ».
Le style est ciblé mais semble rassembler pas mal de fans à travers les pays. Et Justice n’est pas une petite référence dans le milieu car « le groupe est devenu un nom familier à travers le monde pour les adeptes du genre », nous explique-t-on dans la bio du groupe. C’est que, suite à sa formation en 2003, les musiciens ont quand même tourné à travers toute l’Europe et l’Amérique du nord ! Deuxième album donc, pour cette encore jeune formation, et 11 titres soutenus, dépassant rarement les trois minutes trente (37 minutes pour l’album entier). Ca bouge, ça bouge, ça fait du bruit et l’esprit reste décidément très rock’n roll. C’est avant tout ce qu’on retiendra de la formation flamande. Le bémol de cet album est à mettre du côté de la voix, certes appropriée au style mais énervante à la longue. Pour le reste, question de goûts et de couleurs.
* Publié avec l'aimable autorisation de
Nouvelle Vague