Chronique publiée le 25 Avril 2008
Par Amélie Maurette
Rappeur et blanc, déjà vu. Rappeur, blanc et belge, pourquoi pas. Rappeur, blanc, belge et fils de commissaire, c’est une blague. Et pourtant. Tout droit venu de son Bruxelles natal, James Deano s’amuse à l’avouer à coups de samples d’NTM, « wouh wouh, assassins de la police… sauf papa bien sûr ». C’est donc vrai. Et après un maxi très remarqué, en 2003, le rappeur du plat pays s’offre un premier album, déjà récompensé. Sortie en France fin janvier, la galette a déjà fourni du tube. Les blancs ne savent pas danser, en boucle sur les chaînes de clip, c’était lui. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que les blancs savent bien rapper. Dix-sept titres et autant de raisons de s’arrêter sur le gosse de flic. Entre déconne et message, James Deano sert un hip hop original et se démerde quand même pour placer un duo avec Diam’s avant un refrain carrément rock n’roll, ou une chanson sur les femmes après une autre sur Koh Lanta. Ses influences dans tout ça ? Ça dépend, il hésite entre Brel et Bigard. Pas clair ? Allez donc l’écouter, une fois ! Voire plus ...
* Publié avec l'aimable autorisation de
Nouvelle Vague
Tracklist de « Le fils du commissaire »
- 1 - El Playboy
- 2 - Les blancs ne savent pas danser
- 3 - Arrête de fuir
- 4 - 11 du 9
- 5 - Sans exception - Featuring Diam’s
- 6 - Chercheur d’énergie
- 7 - Le fils du commissaire
- 8 - Ma vie de célibataire
- 9 - Drogue dur à la drogue douce
- 10 - Riz sauce rien
- 11 - Koh Lanta
- 12 - Les femmes
- 13 - Les gens sont stressés
- 14 - Tu t’es vu quand t’abuses
- 15 - Loin de la vérité
- 16 - Le son du cosmos