Chronique publiée le 20 Juin 2008
Par Nicolas Hillali
Les frères Godillo et leur fanfare déjantée et survitaminée nous invitent à bord de la Santa Macairo Orkestar pour un voyage atypique à travers un syncrétisme original des folklores de l’Europe de l’Est, de la Jamaïque et de la Nouvelle-Orléans. Coloré et poétique Paparazaï, enregistré fin 2007 par Emilio, Mario, Esteban, Giuseppe Miguel et Bernardo, nous propose un métissage survolté des cultures entre ska, musique des Balkans et jazz New Orleans, agrémenté d’un zeste d’esprit punk, le tout servi façon bastringue. À l’écoute de ce disque, on se surprend à imaginer ces scènes de vie quotidienne, anarchiques et décalées, que dépeint si bien Emir Kusturica, une des personnalités avec qui la Santa Macairo Orkestar a partagé la scène. C’est d’ailleurs en live et dans ses collaborations que la formation montre son génie du mélange, et sa souplesse à enjamber les frontières musicales. Les Wampas, Bertignac, Israel Vibration, Mardi Gras Brass Band, High Tone ou encore Kaly Live Dub, pour ne citer qu’eux, ont déjà succombé à ses avances fiévreuses et enivrantes. La Santa Macairo Orkestar donne son bal, c’est décalé, populaire et dansant !
* Publié avec l'aimable autorisation de
Nouvelle Vague