Dominique A fait partie de ces rares personnes qui nous donnent envie de poursuivre le combat quotidien. Il décrit nos sentiments devant la vie, les injustices, la tentation physique, la solitude amoureuse, la folie. Tout est décrit à merveille en une ligne, une expression, à tel point que comme dans un livre de Dostoïevski, on risque de devenir fou, pris au piège par la complexité et la schizophrénie de tout être humain. À chaque chapitre de son carnet intime, Dominique A nous surprend. On l’avait laissé en 2004 sur Tout sera comme avant, album symphonique lorgnant vers Bashung, on le retrouve aujourd’hui avec un septième album, L’Horizon, composé à la fois de titres longs et torturés à la Manset mais aussi de pops songs impériales. Cela donne une bataille sans merci dont on ne sort pas indemne.